EXTRAITS DU MAGAZINE DU MOIS
US OPEN : Un dernier ciel à conquérirBien sûr, après, la saison ne sera pas terminée. Mais une fois passé l’US Open,
dernière des quatre levées du Grand Chelem, l’heure est venue, traditionnellement, de tirer les premiers bilans de l’année. Celui de 2010 comporte déjà des certitudes. Il sera riche ! Et il accordera une large place au retour en force de Rafael Nadal qui, après ses cauchemars de 2009, a repris ses titres à Roland Garros et Wimbledon. Ainsi que la place de n°1 mondial. Avec une telle avance sur ses rivaux qu’il est assuré, sauf accident, de la garder jusqu’à l’année prochaine.
après Ivan Lendl en 1989 et Roger Federer en 2009, à récupérer cette place de n°1 en fin d’année après l’avoir abandonnée à quelqu’un d’autre. L’exploit n’est pas mince. Mais, à ce stade, Nadal s’en soucie sans doute autant que de sa première corde cassée. Il a en tête une autre quête encore bien plus marquante : remporter enfin cet US Open qui lui permettrait non seulement de compléter un « petit Chelem », mais aussi de devenir le septième joueur à compter tous les titres du Grand Chelem. Ça, c’est un enjeu considérable ! Celui qui marquera, sans nul doute, le déroulement de cet US Open. Plus qu’un objectif, on pourrait commencer à parler d’obsession pour l’Espagnol. Si l’incessante comparaison avec Björn Borg est flatteuse, il voudrait peut-être maintenant s’en détacher. La meilleure manière serait de remporter cet US Open qui s’est toujours refusé au Suédois, battu quatre fois en finale de l’épreuve, y compris une fois lorsque celle-ci se disputait sur terre battue, à Forest-Hills. Ça n’était donc pas une question de surface pour Borg, pas plus que ça ne l’est pour Nadal. C’est sans doute davantage une question de calendrier. En fin d’année, forcément, les organismes sont plus éprouvés, surtout pour quelqu’un comme Nadal, dont le jeu brûle tellement de calories.
Suite dans le n°412...

D’abord, ne boudons pas notre plaisir. L’équipe de France en demi-finales
de coupe Davis, ça n’est plus arrivé depuis 2004. L’équipe de France en demifinales de coupe Davis à domicile, à Lyon en l’occurrence, ça n’est plus arrivé depuis 2002, l’année aussi de sa dernière présence en finale. Une longue attente, trop longue, pour un pays où la culture de la coupe est si ancrée. Quant à une équipe de France victorieuse de la coupe Davis, ça n’est plus arrivé depuis 2001 ! Mais s’il convient d’en profiter, et de se réjouir à l’avance de cet événement, il convient aussi de ne pas aller trop vite en besogne. Entre le plaisir de retrouver le dernier carré et la joie indicible que constituerait une présence en finale, finale
qui aurait lieu en France quoi qu’il advienne, il y a un monde. Ou plutôt une immense nation du tennis, l’Argentine,
avide de gommer une « injustice » plus flagrante encore, celle de n’avoir encore jamais soulevé le saladier d’argent. L’Argentine et son incroyable « superman », David Nalbandian, revenu par deux fois in extremis de blessure cette année pour porter son pays vers la victoire. L’homme qui incarne à merveille les folles espérances d’une nation de remporter enfin, un jour, un prestigieux trophée qui porte presque son nom. David a échoué une fois aux portes de l’exploit, en 2008, lors d’une finale à domicile qui lui tendait les bras.
Mais il n’aura de cesse de recommencer jusqu’à ce qu’il réussisse. Il en a l’ambition, et surtout le talent.
Suite dans le n°412...




